Le Centre d’études et de recherches universitaires (CERU), ainsi que l’Union nationale interuniversitaire (UNI), demandent que la violence commise en raison de l’appartenance ou des convictions politiques d’une personne soit reconnue comme une circonstance aggravante dans le code pénal.
Chaque fois que des militants sont agressés pour leurs prises de position, c’est la démocratie qui est attaquée. Le législateur doit montrer sa volonté de mettre un coup d’arrêt à ce type de violences, qui viennent de se traduire par la mort de Quentin.
Aujourd’hui, le code pénal ne prévoit aucune circonstance aggravante liée au mobile politique d’un crime ou d’un délit.
Il s’agit pourtant d’un mobile discriminatoire (une personne est agressée en raison de ses convictions politiques), au même titre que le mobile raciste (l’infraction a été commise « à raison de l’appartenance ou de la non-appartenance de la victime à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée », art. 132-76 du code pénal) et le mobile sexiste (la victime a été visée « à raison de son sexe, de son orientation sexuelle ou de son identité de genre, vraie ou supposée », art. 132-77 du code pénal).
Afin de mieux punir ceux qui utilisent la violence et les menaces pour tenter de faire taire toute opposition, l’UNI et le CERU demandent qu’une nouvelle circonstance aggravante, liée au mobile politique, soit inscrite dans le code pénal.
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