Diffusée sur Europe 1 dans le cadre de l’émission Europe 1 Matin, cette interview de Olivier Vial, directeur du CERU (Centre d’études et de recherches universitaires) et responsable du programme d’études sur les radicalités et les nouvelles formes de contestation, s’inscrit dans un contexte marqué par une recrudescence des violences politiques et par le débat public autour de la mort de Quentin Deranque.
À la suite de ce drame, une réunion s’est tenue à l’Élysée afin d’évaluer la menace posée par les groupuscules radicaux et d’envisager d’éventuelles dissolutions d’organisations. C’est dans ce climat de tension sécuritaire et de controverse politique qu’Olivier Vial est interrogé sur l’état réel des menaces extrémistes en France et sur la hiérarchisation des priorités en matière de sécurité intérieure.
Au cours de l’entretien, il défend l’idée que la menace actuelle ne serait pas symétrique entre l’ultra-droite et l’ultra-gauche. S’appuyant sur les données issues des services de renseignement, il avance que le nombre d’individus suivis et de projets d’actions violentes attribués à l’ultra-gauche serait plus élevé. Il décrit cette mouvance comme structurée, idéologiquement cohérente et capable d’actions coordonnées, notamment dans des logiques de sabotage et de contestation radicale.
À l’inverse, il présente l’ultra-droite comme davantage fragmentée et marquée par des profils plus isolés, tout en reconnaissant sa dangerosité. Il souligne également les limites potentielles des dissolutions administratives, estimant qu’elles ne suffisent pas toujours à désorganiser durablement les réseaux militants.
Cette intervention propose ainsi une analyse structurée de l’évolution des radicalités en France et invite à une lecture rigoureuse des données disponibles afin d’éclairer le débat public sur la nature et l’intensité des menaces contemporaines.
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