CERU

Par Olivier Vial

Le 16 février 2026 à 14h35

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Cette vidéo a été publiée sur Europe 1 le [date de publication : il y a environ une semaine] dans le cadre de l’émission Europe 1 Matin. L’émission est animée par Dimitri Pavlenko et reçoit Olivier Vial, directeur du Centre d’études et de recherches universitaires (CERU) et responsable du programme sur les nouvelles radicalités politiques. L’interview s’inscrit dans un contexte d’actualité marqué par les violences politiques récentes en France, notamment la mort de Quentin Deranque après une altercation violente. Les débats publics autour des mouvements politiques radicaux y sont abordés, avec un focus particulier sur les mouvements antifascistes dits antifa et leurs liens supposés avec des formations politiques institutionnelles comme La France Insoumise.

Olivier Vial analyse et décrypte les mouvements dits antifa et leurs dynamiques actuelles. Il revient d’abord sur les faits tragiques entourant la mort de Quentin Deranque à Lyon, évoquant le rôle des militantes du collectif Némésis et les allégations selon lesquelles l’un des agresseurs serait un proche de Raphaël Arnaud, figure associée à La Jeune Garde. Le débat s’oriente ensuite vers la nature et l’évolution de la mouvance antifa, traditionnellement fragmentée et marginale, mais restructurée récemment autour de figures qui cherchent à lui donner une vitrine nationale, avec une esthétisation assumée de la violence et des stratégies de communication marquées.

Vial distingue le concept théorique d’autodéfense, souvent revendiqué par ces groupes, de la légitime défense juridique, et souligne que la logique adoptée par certains militants dépasse largement le cadre défensif pour s’apparenter à des actions ciblées et préméditées contre des adversaires politiques ou institutionnels. Il évoque également le rapprochement observé entre certains groupes antifa et la gauche politique institutionnelle, notamment La France Insoumise, en soulignant que ce type de liens n’était pas habituel historiquement.

L’entretien aborde ensuite l’évolution des méthodes de confrontation politique au sein de certains groupes ultra-politiques, qui emploient des tactiques de harcèlement ou de pression sociale sur leurs opposants plutôt que des affrontements spontanés. Vial met en garde contre la banalisation progressive de ces formes de violence dans le débat public, évoquant l’idée que rendre socialement coûteux le fait de s’engager politiquement pour certains adversaires est une stratégie délibérée théorisée par certains penseurs antifascistes.

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