Parti des Etats-Unis, le mouvement de contestation contre la prolifération des centres de données se répand dans le monde entier. Hors norme, protéiforme, puissant, il montre un visage complexe et n’a pas fini de faire parler de lui
Article de L’Opinion, écrit par Alice Clavier et publié le jeudi 3 septembre 2026, dans lequel Olivier Vial et Irénée Régnauld sont interrogés sur les mouvements écologistes radicaux et leur lutte contre les data centers.
L’article est à retrouver dans son intégralité sur le site de L’Opinion :https://www.lopinion.fr/politique/une-lutte-populaire-comment-la-fronde-mondiale-contre-les-datacenters-se-radicalise
Veulent-ils finir « arriérés et pauvres » ? C’est, selon Donald Trump, ce qui attend les habitants des Etats-Unis qui s’opposent aux data centers. Le président américain, grand partisan du développement de l’Intelligence artificielle, assure que l’installation de ces infrastructures fait baisser les impôts et crée des emplois. Ils sont pourtant de plus en plus nombreux sur le territoire américain à contester la construction frénétique de ces infrastructures gigantesques et énergivores. Le 18 juillet 2026, le collectif citoyen Humans First a ainsi coordonné 142 rassemblements anti-data centers dans quarante-deux Etats du territoire américain avec des slogans tels que « Les données ne se boivent pas », « Donnez le pouvoir au peuple, pas aux serveurs », « Bâtissez des communautés, pas des data centers » …
Aux Etats-Unis, le mouvement s’invite ainsi jusque dans la campagne pour les midterms et devient un sujet de crispation politique. Mais la contestation, malgré un léger décalage, se répand à travers le monde. Aucun chiffre officiel ne recense cependant l’ensemble des associations « anti data centers ».
« Les mouvements écolo, anti fascistes, anti coloniaux, anti capitalistes et mondialisation convergent autour d’une cause et de stratégies communes », observe Olivier Vial, directeur du Centre d’Etudes et de Recherches Universitaires et spécialiste des nouvelles formes de contestation et d’activisme.
« Pour faire passer les gens à l’action, il faut passer de l’inquiétude à la colère et pour cela il faut l’orienter en désignant des responsables qui en profitent », note Olivier Vial.
« Nous sommes au tout début d’un mouvement qui va durer au moins quelques années avec une intensité croissante », conclut Olivier Vial.
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